Rappels

Valeur ajoutée et valeur ajoutée directe

→ « [...]la valeur ajoutée mesure la contribution de l'entreprise (ou de la branche ou du secteur) à la production intérieure brute (PIB). Par ses propriétés (additive, consolidable, etc.) elle représente sans doute la meilleure caractéristique qui soit de l'importance d'une entreprise et de son évolution : elle permet en effet de mesurer avec beaucoup plus de sûreté que le chiffre d'affaires, la taille d'une entreprise (ou d'un groupe), et le développement de son activité ; elle indique en outre la masse des revenus issus du processus de production qui se répartissent entre les différents facteurs de celle-ci : revenus du travail et du capital, versements faits à l'Etat en vue de redistribution et de transferts, etc. ».

Benedetti Alain, Brunhes Bernard. La comptabilité nationale et la comptabilté d'entreprise se rapprochent. Economie et statistique,n° 29, Décembre 1971

→ « [...]Si la valeur ajoutée de la comptabilité nationale n'est pas exploitable en gestion, c'est parce que dans la consommation intermédiaire la distinction n'est pas faite entre la consommation incorporée dans les produits et celle détruite par le fonctionnement de la structure productive.....la valeur ajoutée directe ou VAD est la différence entre la production et la seule consommation incorporée dans les produits. Le qualificatif de « directe » a été retenu parce qu'en gestion il signifie directement affectable aux produits ».

Paul-Louis Brodier. La VAD, la valeur ajoutée directe, une approche de gestion fondée sur la distinction entre société et entreprise. AddiVal 2001.

Comptabilité nationale

Une Comptabilité nationale n'a commencé à être mise en place, dans les premiers Etats à vouloir s'en doter, qu'au lendemain de la Seconde Guerre Mondiale. L'objectif, formulé par Keynes en 1936, au lendemain de la Grande Dépression, était que les gouvernements disposent d'outils leur permettant d'intervenir efficacement dans la vie économique nationale, notamment pour lutter contre le chômage. Les méthodes, différentes au début selon les pays, ont été progressivement harmonisées. Le système de comptablité nationale des Nations-Unies de 1993 (SCN 1993) marque le début d'une véritable harmonisation des différents systèmes de comptabilité nationale existants de par le monde. Il a, en effet, été réalisé sous la responsabilité conjointe d'Eurostat (Commission Européenne), du Fonds monétaire international (FMI), de l'Organisation de coopération et de développement économique (OCDE), de la Banque mondiale, et des Nations Unies.

Découvrir le site : http://www.comptanat.fr/

 

Entreprise et juridique

→ « La société est instituée par deux ou plusieurs personnes qui conviennent par un contrat d'affecter à une entreprise commune des biens ou leurs industries en vue de partager des bénéfices ou de profiter de l'économie qui pourra en résulter. Elle peut être instituée, dans les cas prévus par la loi, par l'acte de volonté d'une seule personne. Les associés s'engagent à contribuer aux pertes »

Article 1832 du Code Civil, 1985

→ Le mot « société » a deux sens :

Sociétés Commerciales, Mémento pratique Francis Lefebvre, 1993

→ « It is easy to forget why senior management's most important job must be to maximise its firm's current market value. If nothing else, a greater value rewards shareholders who, after all, are the owners of the enterprise.»

Ce texte est le début de l'introduction du livre dont l'auteur est cofondateur du Cabinet Stern Steward & Co, promoteur du concept EVA ® (economic value added).

Traduction proposée :

« On oublie trop souvent que la mission la plus importante d'un cadre dirigeant est de maximiser la valeur de sa firme sur le marché. Plus que tout, c'est l'accroissement de cette valeur qui récompense les actionnaires lesquels, après tout, sont les propriétaires de l'entreprise ».

G. Bennett Stewart, III : The Quest for Value, Stern Stewart & Co, 1991

→ « L'entreprise n'étant pas un objet de droit, elle n'est pas susceptible d'être la propriété de qui que ce soit. Les actionnaires ne sauraient donc être propriétaires de l'entreprise et il n'y a aucune raison de leur permettre d'en disposer comme s'il s'agissait de leur chose. Ils ne sont propriétaires que des actions ce qui est très différent. Leur droit de propriété sur les actions leur confèrent des prérogatives dans l'entreprise : ils ont droit à une parcelle du pouvoir, et notamment à participer au vote désignant les mandataires sociaux ; ils ont également vocation à percevoir des dividendes, en rémunération de l'apport qu'ils font de leurs capitaux à la société servant de support juridique à l'entreprise. Mais on ne peut prétendre qu'être propriétaire des actions d'une société revient à être propriétaire d'une entreprise. »

L'entreprise et le droit, Jean-Philippe Robé, PUF, Que sais-je n° 3442

Quelques définitions de l'entreprise

Dans les bases de la Comptabilité nationale l’Entreprise est une unité institutionnelle considérée à la fois comme une organisation qui produit des biens et des services et comme une entité juridique autonome, responsable, ayant l’obligation de tenir une comptabilité. La Valeur ajoutée est à la fois son revenu, la source des revenus du « travail » et du « capital », et sa contribution au PIB, donc à la croissance.

Comptabilité Nationale

→ Organisation de production de biens ou de services à caractère commercial.

Dictionnaire de la langue française, Le Robert

Toute organisation qui met en oeuvre des agents naturels, du travail, et des capitaux pour produire des richesses ou des services destinés à être vendus.

Cours d'économie politique, Clément Colson

→ « [...] l'intérêt social peut [...] se définir comme l'intérêt supérieur [...] de l'entreprise considérée comme un agent économique autonome, poursuivant des fins propres, distinct notamment de ses actionnaires, de ses salariés, de ses créanciers dont le fisc, de ses fournisseurs et de ses clients, mais qui correspondent à leur intérêt général commun, qui est d'assurer la prospérité et la continuité de l'entreprise ».

Rapport Viénot juillet 1995

→ Organisation relativement autonome, dotée de ressources humaines, matérielles et financières en vue d'exercer une activité économique de façon stable et structurée.

Dictionnaire de gestion, Élie Cohen, La Découverte